North Mississippi All Stars
L'émission "blues" de radio RDL Colmar animée par Jean-Luc et David BAERST

 

Luther Dickinson

Comment avez-vous rencontré Billy Lee Riley ?

Billy Lee Riley est un grand héro du rockabilly de Memphis, du temps des studios Suns. Mon père et lui sont très amis et je devais avoir 8 ou 9 ans quand ils enregistraient des albums ensembles.

C'est à présent votre tour de jouer le blues. Comment vous y prenez-vous pour apporter du neuf ?

Le North Mississippi Allstars plonge ses racines directement dans le country blues de RL Burnside, Fred Mc Donald, Junior Kimbrough, Otis Turner. Notre bassiste Chris comme mon frère et moi avons grandis environnés par le gospel. Nous mixons tous ses styles pour amener le vieux country blues vers autre chose. C'est à l'origine quelque chose de très monotone, proche de la transe mais le gospel apporte une énergie qui relève la sauce. Sans oublier la tradition du rock psychédélique à la Jimi Hendrix, les Allmans Brothers . Enfin nous adaptons nos influences originelles selon ce que nous rencontrons au fil du temps. Il faut bien dire que nous ne répétons jamais, nous n'avons même pas discuté de ce que nous voulions faire. Notre musique se renouvelle chaque nuit. Tout ce qui compte, c'est nous faire plaisir et c'est une bénédiction que tout le monde apprécie.

Pour votre premier album, vous avez choisi d'interpréter uniquement des reprises. Quant est-il des compositions ?

L'album " Shake Hands with Shorty " était un album de chansons traditionnelles du country blues que nous avions apprises de nos amis et enregistrées dans la région. Notre deuxième album est déjà terminé, il s'appellera (51 ') et sera composé uniquement de titres originaux. Il se situe dans la même veine du country blues traditionnel mais comme avec le précédent album, nous avons élaboré un son plus mature. Beaucoup de gens dans le blues contemporain tendent vers le rock'n roll.

Le premier album a très bien été reçu par la presse mais quel a été l'accueil du public ?

C'était géant, vraiment géant ! Si nous en sommes arrivés là ; c'est sans doute après avoir tourné pendant plusieurs années aux Etats-Unis avant même d'avoir un disque. Nous allions de ville en ville, en première partie ou en voyageant par nous même. Quand l'opportunité d'enregistrer un disque s'est présentée, nous étions prêts.

Pouvez-vous nous parler de Calvin Russell, que vous connaissez bien ?

J'ai fait la connaissance de Calvin Russell par l'intermédiaire de mon père qui a produit plusieurs de ses disques. J'ai d'ailleurs joué sur deux d'entre eux. Calvin est un de mes songwriters préférés. Il possède cette capacité à aller droit au fonds des choses. Ses chansons sont tellement simples et universelles. Je suis réellement fasciné par lui. C'est génial qu'il ai trouvé en France des gens pour l'apprécier. Je le considère comme un pur génie ! C'est un parfait exemple de type imprégné de blues qui parvient à rester simple. Les gens ne veulent pas d'une musique trop compliquée qui leur passe par dessus la tête et qu'ils ne peuvent pas comprendre. Ils ont besoin de musique pour danser, crier et faire l'amour !

Vous avez produit votre premier disque, est-ce le cas pour le second aussi ?

Mon frère Cody et moi avons produit " Shake Hands with Shorty ". Mais c'est notre père qui va produire le suivant. C'est fantastique parce que c'est une rêve qui se réalise enfin. Nous avons grandis en travaillant ensemble sans jamais enregistrer tous à la fois. En être arrivé là est donc très gratifiant.

 

 
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Paléo Festival de Nyon le 27 juillet 2001

Jingle "Route 66"

Propos recueillis par Jean-Luc

 

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